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Channel: Il a osé !
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Event Horizon

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Paul W.S. Anderson est ce médiocre réalisateur abonné au cinéma de genre que l'on confond systématiquement avec Paul Thomas Anderson (MagnoliaThere will be blood, The Master...), Wes Anderson (La Vie Aquatique, Fantastic Mr Fox, Moonrise Kindgom...) et Sonny Anderson (Olympique de Marseille, FC de Barcelone, Olympique Lyonnais...). Un amalgame tragique pour ces trois personnes forcément plus talentueuses que lui, épuisées de rappeler à longueur d'interview qu'elles n'ont aucun lien de parenté avec celui que l'on surnomme "le fossoyeur du genre". N'ayons pas peur des mots, Paul W.S. Anderson est une tache. Un cinéaste ridicule, un faiseur docile et minable spécialisé dans l'adaptation de jeux vidéos (Mortal Kombat, Resident Evil et ses suites) et surtout coupable d'Alien VS. Predator (que l'on pourrait également considérer comme l'adaptation d'un jeu vidéo). Il symbolise a lui seul le naufrage de certains des projets les plus attendus par les amateurs naïfs de cinéma fantastique. Comme si cela ne suffisait pas, il engendre aussi la jalousie et la haine du côté des adorateurs de Milla Jovovich (ça doit encore exister !) dont il est le fidèle époux. Il n'a qu'une quarantaine d'années et va sans doute continuer encore longtemps à flinguer les filmographies d'acteurs innocents et à démolir des franchises en bout de course. Il se dit fan de jeux vidéos, déclare adorer les Aliens et les kébabs, et ces propos ne font que nous agacer davantage tant ils nous font amèrement constater que l'on partage au moins trois passions avec ce si triste individu.




Event Horizon est le film breakthrough de Paul W.S. Anderon, le titre qui lui apporta un certain crédit auprès des studios qui n'hésitèrent pas, par la suite, à lui octroyer des budgets plus importants pour qu'il puisse réaliser ses rêves. Autant dire que même si Event Horizonétait réellement de qualité, ce long métrage serait à maudire pour tout ce qu'il a engendré de nocif. Il est aussi considéré comme le meilleur film de celui que ses nombreux détracteurs surnomment Paul W. C. Anderson. Puisque je suis curieux, cet argument fut suffisant pour, à l'époque, me donner envie de le voir mais pas assez pour faire disparaître toutes mes craintes, tous mes soupçons. J'avais évidemment raison de garder mes doutes, car Event Horizon est un très mauvais film, seulement supérieur aux autres œuvres de son auteur dans le sens où la moyenne doit être située à 1,75/10 et que celui-ci aurait un bon 2. Retour sur le pitch : en 2047, le "Event Horizon", un vaisseau spatial capable d'aller plus vite que la lumière et que l'on croyait disparu à jamais, émet un signal de détresse après des années de silence. Un autre gros vaisseau reçoit alors l'ordre d'aller à sa rescousse, en compagnie du physicien William Weir (Sam Neill !), créateur de l'Event Horizon. Une fois la petite équipe parvenue à l'épave, des évènements paranormaux se produisent. Une tension de plus en plus grande naît entre les différents membres de l'équipage notamment à cause du comportement suspect de Weir, qui semble cacher certaines choses sur le vaisseau qu'il a créé.




A la lecture d'un tel synopsis, on se dit "rien de neuf a priori, mais pourquoi pas". Hélas, le scénario d'Event Horizon offre surtout l'occasion à Paul W.S. Anderson de repomper à droite à gauche sur des classiques. Il pourrait s'agir de petits clins d'oeil sympathiques qui ne porteraient pas préjudice au film. Mais ici, ces références sont tellement répétées de manière peu subtile et appuyée que ça en devient simplement fatiguant voire énervant. Le spectateur passera donc tout son temps à les repérer, en oubliant l'histoire, de toute façon prévisible et très vite inintéressante. On reconnaîtra quelques plans directement copiés de Solaris, celui de Soderbergh (pourtant sorti 5 ans après !), et des séquences identiques à Shining (notamment le raz-de-marrée de sang qui inonde les couloirs de l'hôtel... euh du vaisseau). L'Event Horizon fait immanquablement penser aux vaisseaux aperçus dans les Alien et les nombreux effets gores paraissent tout droit tirés du Hellraiser de Clive Barker. Je pourrai continuer comme ça pendant longtemps. Tout cela a pour effet de ne donner aucune identité propre au film d'Anderson et de nous rappeler à quel point ceux auxquels il fait référence sont infiniment supérieurs, même les moins fameux.




Les scènes supposées faire peur démontrent encore une fois toute l'incapacité de Paul W.S. Anderson, son manque d'idées et de talent. On retrouve ainsi plusieurs fois les mêmes effets, totalement inefficaces : une personne de dos n'est pas celle que l'on s'imagine, une scène de trouille qui nous a tout l'air réelle s'avère être un cauchemar, des visions horrifiques qui apparaissent par le biais d'effets clippesques hideux, etc... De plus, la direction d'acteur paraît complètement inexistante : Sam Neill (le Sam Neill !) n'a jamais autant été en roues libres et Laurence Fishburne est transparent, lui qui est pourtant particulièrement trapu. C'est à se demander ce qu'ils font là, à errer dans des décors impossibles, visiblement à la recherche de leur chèque de paie. Les autres acteurs tentent au moins de faire leur boulot, en luttant pour donner vie à des personnages caricaturaux au possible, sans aucune épaisseur. On ressent de la pitié pour eux et pour leurs interprètes. On dirait aussi qu'Anderson s'est s'obligé à tourner certaines scènes en une seule prise, tant elles sont ratées et brouillonnes. Ainsi, le passage le plus involontairement drôle du film correspond au moment où Sam Neil (tout simplement perdu) communique par talkie-walkie à une personne située à quelques centimètres de lui !




Peut-être cool dans la vraie vie, sans doute adorable au quotidien, Paul W.S. Anderson est un sac à merde derrière les caméras. Depuis, il s'est attaqué à l'oeuvre phare d'Alexandre Dumas et le résultat risque de donner un coup de vieux à mon frère Poulpard, aka "Brain Damage", qui a découvert les plaisirs de la littérature en suivant les aventures d'Athos, Porthos et Aramis. Pauvre de lui !


Event Horizon de Paul W.S. Anderson avec Sam Neill, Laurence Fishburne et Kathleen Quinlan (1997)

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